La Châtelaine de Mallaig. Une lecture que j’ai faite avec un intérêt
biaisé d’un œil de père et d’un œil de psychologue. Une explosion aussi forte,
une bombe à retardement aussi bien réussie, ça se prépare. À l’instar d’un grand
écrivain : « Mon roman est terminé… il me reste à l’écrire ! ». Ce que Diane a
fait en six mois !
Un talent littéraire ? Une longue réflexion, une imagination développée avec art
et tendresse dans le silence éloquent de soi. Son parcours : le dessin, le
graphisme, la peinture, la sculpture, la couture, le journalisme, la chronique,
le conte, la communication écrite etc…
Dans la famille, prise entre Claire (la première, la si longtemps désirée,
l’adoration) et Monique (la flamboyante, la toute présente), Diane n’avait
d’autre choix que de se tourner vers elle-même, ce merveilleux destin de plonger
en soi à la découverte de son mystère. On disait de Diane : « Elle n’existe pas…
elle est ailleurs ». Non, elle était chez-elle… Elle ne s’ennuyait pas. Elle se
fabriquait un univers où les personnages les plus originaux naissaient, se
rencontraient, se parlaient, disparaissaient pour faire place à d’autres encore
plus intéressants et curieux. Toute petite, elle se retirait au sous-sol, dans
un coin où elle s’amusait sérieusement avec son jouet préféré : sa ferme
d’animaux. Son art, sa poésie, bien ensouchés dans la nature.
Merci Diane, pour cette œuvre qui vient de toi, qui est toi, si bien enveloppée
dans l’écriture merveilleuse que tu nous livres. Longue vie à Gunelle pour que
beaucoup d’autres puissent la chérir comme nous la chérissons aujourd’hui.
Et à toi Diane, nous te souhaitons une aussi brillante récidive que nous
attendons pour un très bientôt.
Je tiens à remercier les experts qui ont su porter une appréciation à la juste
valeur de l’œuvre et de son auteur.
Allocution prononcée par André Lacombe, père de l’auteur, le 8 mars 2002,
lors du lancement de La Châtelaine de Mallaig.