
« J'ai rencontré Gunelle Keith en mars 2000, j'ai habité chez elle dans les
Highlands d'Écosse et je l'ai quittée en décembre 1426. J'ai eu longtemps
l'impression d'être encore à ses côtés, dans son château à Mallaig. Qui est
Gunelle Keith ? La Châtelaine de Mallaig raconte l'histoire d'un an de la
vie de ma toute première héroïne qui évolue dans un décor authentique et fictif
à la fois, tiré de mon univers romanesque. »
C'est de cette façon que Diane Lacombe parle de son premier roman. D'abord
écrit pour elle-même, puis pour sa mère et ses trois sœurs, cette fiction
médiévale se présente à son écran sous forme de feuilletons et elle en
serait restée là si ce n'avait été de l'encouragement de ses proches à la
diffuser. C'est ainsi qu'elle met en page le récit, d'abord appelé
Mallaig, et en fabrique un livre artisanal en tirage limité à cent
exemplaires, vite distribués dans son cercle de parents et amis.
L'accueil est enthousisaste et il lui apparaît impossible de ne pas faire
publier l'ouvrage, qui devient, chez VLB Éditeur en 2002, La Châtelaine de
Mallaig. Le roman trouve presque instantanément un vaste public de fans qui
réclame à l'auteure une suite. Diane Lacombe s'y consacrera avec enthousiasme en
rédigeant Sorcha de Mallaig qui paraît en 2004. Puis, trilogie obligeant,
elle se laissera emporter par une dernière épopée, celle de L'Hermine de
Mallaig, qui se situe, dans le temps, devant les deux autres histoires et
qui sera publiée en 2005.
Comme Star Wars ... le tome I de la
trilogie de Mallaig a été écrit en dernier.
Depuis la parution de L'Hermine de Mallaig, les lecteurs et lectrices de
la trilogie sont nombreux à s'étonner de l'inversion chronologique des trois
récits :
L'Hermine de
Mallaig

(1390 - 1401 Tome I) sortie en 2005 |
La Châtelaine de
Mallaig

(1424 - 1425 Tome II) sortie en 2002 |
Sorcha de Mallaig

(1437 - 1443 Tome III) sortie en 2004 |
En effet, tous s'attendaient à ce que l'auteure produise une suite à Sorcha
de Mallaig, dernier roman paru avant L'Hermine de Mallaig (lire
l'entretien sur le choix de l'auteure dans le site de l'éditeur).
(recueil de nouvelles illustrées)

Vlb éditeur
ISBN 978-2-8964-9000-4
Septembre 2007, 196 p.
-
commander ici - |
C'est à la fois un recueil de contes illustrés et une bible pour ceux et celles
qui ont dévoré la trilogie de Mallaig et en sont devenus des « fans ». Le livre
présente quatre grandes pages en couleurs illustrant le château et ses plans
ainsi qu'une carte géographique de l'Écosse vue à travers la trilogie. Côté
textes, on trouve six récits racontés par des personnages secondaires de la
trilogie, couvrant les deux périodes silencieuses entre les trois romans (soit
celle entre L'Hermine et La Châtelaine, et celle entre La
Châtelaine et Sorcha de Mallaig). À ces nouvelles s'ajoutent une
liste des personnages actifs de la trilogie et une chronologie des événements.
Ces deux index permettent au lecteur d'identifier la part d'Histoire et celle de
la fiction tenues dans l'œuvre de Diane Lacombe.
Lire l'entretien dans le site de l'éditeur.
|
Mallaig imaginaire
Mallaig
est un lieu qui n'apparaît probablement sur aucun document du Moyen-Âge. En
effet, cette ville portuaire a été fondée autour de1840. Pourquoi avoir choisi
cet endroit, se demande-t-on ? « En examinant la carte de l'Écosse,
répond Diane Lacombe, Mallaig occupait géographiquement l'endroit idéal pour
l'histoire que je voulais écrire : c'est dans les Highlands, sur la côte ouest,
donc éloigné du pouvoir politique d'alors, et pas sur une île, ce qui signifie
que les déplacements des personnages allaient se faire par terre et non par mer ».
Quant
au clan MacNèil, bien qu'il remonte aux années 1050, sa place forte et son
château (Kisimul) se situait dans la baie de l'île de Barra sur la mer des
Hébrides, et non pas sur la côte ouest de l'Écosse. Diane
Lacombe n'a repris dans ses romans que quelques éléments de la véritable
histoire de ce clan (notamment la devise du clan et le nom de ses chefs
ancestraux). Pourquoi avoir fixé son choix sur ce clan ? « J'ai choisi ce nom
parce qu'il correspondait à un clan qui venait de la région où se déroulait mon
action. Je crois qu'à l'époque où j'ai entrepris la rédaction de mon premier
roman, comme je
n'écrivais que pour moi-même, je me suis davantage laissé séduire par la
consonance du nom qui me plaisait et aussi parce qu'il me rappelait un jeune
MacNeil que j'avais connu à seize ans en camp de vacances et qui m'était tombé
dans l'œil. De plus, les couleurs du tartan MacNeìl sont mes préférées, même si
les tartans spécifiques à chaque clan écossais n'étaient pas encore une réalité
en 1425 ! »
|