L'Arche, un atelier d'artistes dans le Vieux-Montréal - Centre de recherche sur l'atelier de L'Arche et son époque 1900-1925
Extrait Extrait

9,95 $

208 pages
ISBN : 978-2-89649-091-2

Parution : 2009-10-26
Épuisé
Autres versions disponibles
Titre Type d'ouvrage Format Prix
L'Arche, un atelier d'artistes dans le Vieux-Montréal » Ouvrage complet ePub 9,99 $

L'Arche, un atelier d'artistes dans le Vieux-Montréal
Centre de recherche sur l'atelier de L'Arche et son époque 1900-1925

Richard Foisy


Qui passe aujourd’hui devant le 26-28, rue Notre-Dame Est, à Montréal, ne peut soupçonner que cette maison a abrité, à partir de 1904 et pendant une vingtaine d’années, un célèbre atelier d’artistes dont le rôle dans la vie culturelle de l’époque se révèle d’une grande importance. Peintres, poètes, romanciers, journalistes, musiciens et comédiens ont fait de ce grenier baptisé L’Arche un point de ralliement, un cénacle multidisciplinaire, creuset d'une culture en devenir. L’histoire de L’Arche se divise en trois périodes. Il y eut d’abord le peintre et poète Émile Vézina qui accueillit en cet atelier ses confrères Marc-Aurèle Fortin, Henri et Adrien Hébert, Jobson Paradis, Georges Delfosse, Edmond-Joseph Massicotte, Albert Ferland et d'autres. Puis vint le groupe littéraire la Tribu des Casoars. Animé par Roger Maillet, ce groupe comptait parmi ses adeptes et sympathisants des auteurs comme Victor Barbeau, Marcel Dugas, Philippe Panneton (Ringuet), Léo-Paul Desrosiers, Ubald Paquin, René Chopin, Édouard et Jean Chauvin, Robert de Roquebrune et Philippe La Ferrière. À eux se joignirent les musiciens Léo-Pol Morin, Georges-Émile Tanguay, Émile Taranto, Rodolphe Mathieu, Placide Morency, chanteur, son frère Odilon, marchand de tableaux, les comédiens Paul Coutlée, Armand Leclaire et leurs troupes. Enfin, les derniers occupants de L'Arche furent les peintres de la Montée Saint-Michel, groupe informel dont le chef de file était Ernest Aubin, suivi de ses deux comparses, Élise Martel et Joseph Jutras. Leurs compagnons se nommaient Jean-Onésime Legault, Onésime-Aimé Léger, Jean-Paul Pépin, Narcisse Poirier et Joseph-Octave Proulx. Bref, toute une jeunesse montréalaise dont les débats annonçaient la modernité.