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  • « Je n'ai jamais oublié l'horreur qui s'empara de nous lorsque nous reconnûmes que c'étaient des corps humains qui étaient mutilés de la sorte. Nos cheveux devinrent à pic sur nos têtes, et semblaient soulever nos casques… »

    Voilà ce que contait le père Giasson, vieux pêcheur Madelinot, à Placide Vigneau, célèbre mémorialiste de la Côte-Nord. Ce récit terrible, c'est celui du naufrage du voilier Granicus, et surtout de ses suites, qui virent l'île d'Anticosti être le théâtre d'un terrifiant épisode d'anthropophagie.

    Né en 1842 à Havre-aux-Maisons, Placide Vigneau a été pêcheur, capitaine de goélette et, plus tard, gardien du phare de l'île aux Perroquets, dans l'archipel de Mingan. C'est là qu'il a mis en forme ses Récits de naufrages, qui mettent en scène l'univers maritime de la Côte-Nord au XIXe siècle et, plus largement, la vie dans les territoires qui bordent le golfe du Saint-Laurent. Cet espace dynamique et complexe, peuplé par des pêcheurs et des chasseurs aux origines diverses, revit sous la plume attachante d'un autodidacte de génie. Ses textes, restés inédits jusqu'à ce jour, sont éclairés par les annotations et les présentations de l'Équipe de recherche Manuscrits de l'Université du Québec à Rimouski.

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  • « Je n'ai jamais oublié l'horreur qui s'empara de nous lorsque nous reconnûmes que c'étaient des corps humains qui étaient mutilés de la sorte. Nos cheveux devinrent à pic sur nos têtes, et semblaient soulever nos casques… »

    Voilà ce que contait le père Giasson, vieux pêcheur Madelinot, à Placide Vigneau, célèbre mémorialiste de la Côte-Nord. Ce récit terrible, c'est celui du naufrage du voilier Granicus, et surtout de ses suites, qui virent l'île d'Anticosti être le théâtre d'un terrifiant épisode d'anthropophagie.

    Né en 1842 à Havre-aux-Maisons, Placide Vigneau a été pêcheur, capitaine de goélette et, plus tard, gardien du phare de l'île aux Perroquets, dans l'archipel de Mingan. C'est là qu'il a mis en forme ses Récits de naufrages, qui mettent en scène l'univers maritime de la Côte-Nord au XIXe siècle et, plus largement, la vie dans les territoires qui bordent le golfe du Saint-Laurent. Cet espace dynamique et complexe, peuplé par des pêcheurs et des chasseurs aux origines diverses, revit sous la plume attachante d'un autodidacte de génie. Ses textes, restés inédits jusqu'à ce jour, sont éclairés par les annotations et les présentations de l'Équipe de recherche Manuscrits de l'Université du Québec à Rimouski.

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  • « À présent, je suis dans ma période de bonheur, presque tout me sourit et je devrais en trembler, car l'adversité me trouve toujours si rebelle. »   

    Il y a une ironie certaine dans le fait que, pour présenter Azélie Papineau (1834-1869), il faille passer par les hommes de sa famille : elle était la fille de Louis-Joseph, l'épouse du peintre Napoléon Bourrassa, et la mère d'Henri. Elle était aussi une femme brillante et indépendante d'esprit, une pianiste de grand talent et une amie fidèle. En trop peu de pages, son journal, resté inédit jusqu'à ce jour, dit énormément de choses sur une époque et sur une âme inquiète. On y retrouve la figure d'un père aimant mais autoritaire. On y sent le tiraillement entre les devoirs de mère et d'épouse, sans cesse intimés par la famille, la société, l'Église, et la soif d'expression, d'élévation. On y voit les tourments de la maladie mentale, suspecte, honteuse, mal soignée. La diariste, avant d'être terrassée par ses derniers « vertiges » a laissé un document bouleversant qui lève le voile sur une part occultée de l'histoire de la société québécoise.

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  • « À présent, je suis dans ma période de bonheur, presque tout me sourit et je devrais en trembler, car l'adversité me trouve toujours si rebelle. »   

    Il y a une ironie certaine dans le fait que, pour présenter Azélie Papineau (1834-1869), il faille passer par les hommes de sa famille : elle était la fille de Louis-Joseph, l'épouse du peintre Napoléon Bourrassa, et la mère d'Henri. Elle était aussi une femme brillante et indépendante d'esprit, une pianiste de grand talent et une amie fidèle. En trop peu de pages, son journal, resté inédit jusqu'à ce jour, dit énormément de choses sur une époque et sur une âme inquiète. On y retrouve la figure d'un père aimant mais autoritaire. On y sent le tiraillement entre les devoirs de mère et d'épouse, sans cesse intimés par la famille, la société, l'Église, et la soif d'expression, d'élévation. On y voit les tourments de la maladie mentale, suspecte, honteuse, mal soignée. La diariste, avant d'être terrassée par ses derniers « vertiges » a laissé un document bouleversant qui lève le voile sur une part occultée de l'histoire de la société québécoise.

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  • Dans sa carrière de journaliste, René Lévesque a été tour à tour observateur, vulgarisateur et commentateur de l'histoire en marche. Comme reporter, il a été parmi les premiers à constater l'étendue des crimes du nazisme, puis a couvert la guerre de Corée. Comme présentateur de Point de mire, il a été de ceux qui ont ouvert le Québec sur le monde. Comme chroniqueur, il a fait l'analyse des grands enjeux géopolitiques, de la guerre froide à la décolonisation, de la guerre du Vietnam au réveil économique de la Chine. À tout cela s'ajoute, bien entendu, son parcours politique et son action,notamment diplomatique, en tant que premier ministre. Le nationalisme de René Lévesque était, comme on le verra clairement dans cet ouvrage, à l'opposé diamétral d'un recroquevillement, ou d'un alignement : le nouveau pays aurait ajouté sa contribution singulière au concert des nations.

    Les textes sont adaptés des interventions du quatrième colloque de la Fondation René-Lévesque. Les auteurs sont des historiens, des témoins directs, et d'anciens proches collaborateurs de René Lévesque.


    Avec les textes de : Jean-François Beaudet, Louise Beaudoin,Éric Bédard, Lucien Bouchard, Patrice Dallaire, Yves L. Duhaime, Guy Lachapelle, Daniel Latouche, Michel Lemieux, Stéphane Paquin, Claude Roquet,Jean-Louis Roy, Nicolas Toupin et Jacques Vallée.

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  • Dans sa carrière de journaliste, René Lévesque a été tour à tour observateur, vulgarisateur et commentateur de l'histoire en marche. Comme reporter, il a été parmi les premiers à constater l'étendue des crimes du nazisme, puis a couvert la guerre de Corée. Comme présentateur de Point de mire, il a été de ceux qui ont ouvert le Québec sur le monde. Comme chroniqueur, il a fait l'analyse des grands enjeux géopolitiques, de la guerre froide à la décolonisation, de la guerre du Vietnam au réveil économique de la Chine. À tout cela s'ajoute, bien entendu, son parcours politique et son action, notamment diplomatique, en tant que premier ministre. Le nationalisme de René Lévesque était, comme on le verra clairement dans cet ouvrage, à l'opposé diamétral d'un recroquevillement, ou d'un alignement : le nouveau pays aurait ajouté sa contribution singulière au concert des nations.

    Les textes sont adaptés des interventions du quatrième colloque de la Fondation René-Lévesque. Les auteurs sont des historiens, des témoins directs, et d'anciens proches collaborateurs de René Lévesque.


    Avec les textes de : Jean-François Beaudet, Louise Beaudoin, Éric Bédard, Lucien Bouchard, Patrice Dallaire, Yves L. Duhaime, Guy Lachapelle, Daniel Latouche, Michel Lemieux, Stéphane Paquin, Claude Roquet, Jean-Louis Roy, Nicolas Toupin et Jacques Vallée.

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  • De sa fondation en 1960 à sa dissolution au profit de l'union des indépendantistes en 1968, le Rassemblement pour l'indépendance nationale a été l'une des grandes aventures politiques du Québec. Le mouvement devenu parti a été un lieu clé de la définition d'un nationalisme moderne que caractérisaient, entre autres, la sensibilité aux réalités sociales, le volontarisme économique, l'ouverture sur le monde, le refus de la violence et l'attachement à la démocratie. Si ces valeurs ont largement fait consensus au RIN, la tension entre le projet de société à porter et l'avancement de la cause indépendantiste s'est fait sentir tout au long de ses huit années d'existence tumultueuse. Entre les bagarres internes et le réalisme politique, le RIN a néanmoins fait son œuvre, profondément transformatrice.

    Claude Cardinal en fait la chronique dans un récit précis et incarné, où l'on retrouve les personnalités fortes qui ont constitué ce qui est devenu dans la mémoire collective le parti de Pierre Bourgault, mais qui fut aussi celui d'André d'Allemagne, de Marcel Chaput, d'Andrée Ferretti, de Jean Garon et de milliers de militants passionnés.

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  • L'action des communautés religieuses s'est déployée dans de nombreuses directions au Québec. Missions, éducation, hôpitaux, œuvres sociales : au-delà du domaine spirituel, ces milliers de femmes et d'hommes ont contribué à façonner la société en profondeur durant plus de quatre siècles.

    Or, le Québec moderne s'est sécularisé, et ce changement profond se traduit dans les chiffres. D'un sommet de 60 000 membres en 1961, les effectifs des quelque 200 communautés catholiques sont passés à environ 15 000 en 2010, et continuent de décroître – tout comme les connaissances collectives à leur sujet tendent à s'estomper.

    Cette synthèse accessible de Guy Laperrière arrive donc à point nommé. On y trouvera, pour la première fois, une histoire complète des communautés religieuses depuis la Nouvelle-France ; on découvrira la grande variété de leurs rôles et de leurs parcours, des communautés les plus engagées socialement aux ordres contemplatifs ; et l'on envisagera, sans éluder les problèmes, la réalité actuelle d'une institution à l'influence considérable.

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  • René Lévesque concevait le développement économique comme un puissant levier de rattrapage et d'émancipation pour le peuple québécois. Son action dans le domaine de l'exploitation des ressources naturelles et, singulièrement, pour la nationalisation du secteur de l'hydroélectricité, est exemplaire d'une politique volontariste fondée sur la concertation et la participation. Comment, et à quel point, cette démarche a-t-elle transformé le Québec ? Près de quarante ans plus tard, les participants du troisième colloque de la Fondation René-Lévesque s'attachent à éclairer une période d'effervescence unique dans la gouvernance économique du Québec et envisagent les leçons que l'on pourrait en tirer aujourd'hui. Les contributeurs sont des historiens, des sociologues et des économistes, ainsi que des acteurs et des témoins privilégiés des politiques économiques de René Lévesque.

    Avec les textes de : Jean-Thomas Bernard, Gilles Châtillon, Rita Dionne-Marsolais, Pierre Fortin, Bernard Landry, Robert Laplante, Pierre Paquette, Pierre-Olivier Pineau, Mario Polèse, Arnaud Sales et Stéphane Savard.

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  • René Lévesque concevait le développement économique comme un puissant levier de rattrapage et d'émancipation pour le peuple québécois. Son action dans le domaine de l'exploitation des ressources naturelles et, singulièrement, pour la nationalisation du secteur de l'hydroélectricité, est exemplaire d'une politique volontariste fondée sur la concertation et la participation. Comment, et à quel point, cette démarche a-t-elle transformé le Québec ? Près de quarante ans plus tard, les participants du troisième colloque de la Fondation René-Lévesque s'attachent à éclairer une période d'effervescence unique dans la gouvernance économique du Québec et envisagent les leçons que l'on pourrait en tirer aujourd'hui. Les contributeurs sont des historiens, des sociologues et des économistes, ainsi que des acteurs et des témoins privilégiés des politiques économiques de René Lévesque.

    Avec les textes de : Jean-Thomas Bernard, Gilles Châtillon, Rita Dionne-Marsolais, Pierre Fortin, Bernard Landry, Robert Laplante, Pierre Paquette, Pierre-Olivier Pineau, Mario Polèse, Arnaud Sales et Stéphane Savard.

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