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Festival

Nicole Brossard au Festival littéraire des Productions Rhizome
Auteur : 
Nicole Brossard
Livres : 
Le désert mauve, Le désert mauve
Date : 
20 Octobre 2010, de 12:00 à 21:00
Région : 
Québec (Sainte-Foy, Beauce, Charlevoix)
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Napoléon. L'exil en Amérique T.I



Napoléon. L'exil en Amérique T.I
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ISBN 13 : 
9782896490653
Date de parution : 
Mars 2010
Sujet : 
Littérature québécoise
Collection : 
Roman
Nombre de pages : 
384 pages

Résumé

Juin 1815. Waterloo. Napoléon abdique pour la seconde fois. Son choix est fait : l'Amérique sera sa terre d'asile et il adoptera le nom de « colonel Muiron ». Sa carrière militaire et politique est terminée, il envisage déjà un nouveau destin. Scientifique, celui-là. Car, à 45 ans, il n'entend pas terminer sa vie à cultiver son jardin comme Washington. L'Empereur demande au gouvernement provisoire de mettre à sa disposition, à Rochefort, deux frégates pour le mener à New York, lui et sa suite d'une soixantaine de personnes.
Mais les Anglais conduiront l'Empereur dans une île perdue de l'Atlantique Sud, où il mourra cinq ans et demi plus tard. De tous les Bonaparte, seul son frère aîné Joseph, qui fut roi d'Espagne, rejoindra les États-Unis en cet été de 1815. Il y vivra 17 ans, dans sa magnifique propriété du New Jersey qui deviendra le point de chute en Amérique des réfugiés de l'Empire.
Ce roman raconte ce qu'aurait pu être la vie de Napoléon en Amérique s'il avait atteint ses rives. Le contexte historique est véridique, tous les personnages ont existé. Le « colonel Muiron », entouré de sa petite cour formée de dignitaires de l'Empire et de vétérans de Waterloo, découvre les États-Unis et tente de s'adapter, comme chacun, à cette jeune république vertueuse et déroutante.



29.95$  
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Critiques des lecteurs

Pour échapper à la vengeance des royalistes, Joseph, le frère de Napoléon, est allé vivre à Bordentown au New-Jersey, où il s'est fait construire une maison le long de la rivière Delaware. À ce fait historique, Ginette Major a greffé la fuite fictive de l'Empereur vers l'Amérique. Son uchronie veut que ce soit Napoléon qui ait eu l'idée de faire ériger cette habitation, dont il reste des vestiges le long de Park Street. Au lieu de se livrer aux Anglais, Napoléon affrète le Pike, qui déjoue les rets de la surveillance de l'Atlantique par la fière Albion. Déguisé en riche bourgeois, il débarque sain et sauf à New York sous le nom de Muiron. Espérant s'acclimater à la vie américaine qu'il qualifie de purement mercantile, il reproche à son pays d'accueil son absence de culture. Ce manque le mène d'abord à Philadelphie, mieux pourvu à cet effet, où Joseph vient le rejoindre. Alors que l'on craint que Napoléon reprenne son trône ou envahisse le Canada, le petit caporal s'informe paisiblement de l'actualité de la France, inquiet du sort que le régime royal réserve à sa famille et aux membres de sa gouvernance, qui n'ont pu le suivre en Amérique. En fait, l'auteure exploite les conséquences de sa défaite à Waterloo et examine, d'autre part, comment l'empereur et son entourage aristocratique parviennent peu à peu à faire sienne les coutumes plus démocratiques de leur terre d'exil. C'est un roman aucunement redondant et riche en renseignements, véhiculés par de véritables personnages que Napoléon reçoit comme amphitryon dans un décor champêtre. Plats gastronomiques et vins de qualité accompagnent tout repas, qui fait partie de presque tous les chapitres. Cette œuvre, comme une hagiographie, grandit le héros, dont on a tracé le portrait d'un homme empathique attaché à sa famille et à ceux qui l'ont servi. Cette facture porte sa part d'ennui, mais le don de conteuse de l'auteure donne au roman un souffle que soutient une plume assez alerte pour éviter les fleurs du tapis. -Paul Proulx