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  • Après l'enlèvement de son frère par des paramilitaires, l'internement, dans un asile psychiatrique, de sa mère broyée de douleur et l'assassinat de son père tombé à ses côtés au combat, Sabaheta, jeune résistante musulmane, adopte le nom de Bosnia. Elle file vers Sarajevo, ville dévastée par les obus et les tirs des snipers, et y retrouve son amie Adila avec son amante ainsi qu'un camarade d'université, Adem. Ensemble, ils essaient de survivre à la guerre. Lorsque sont tuées Adila et son amie, Bosnia et Adem, devenus amoureux, décident de s'exiler, d'abord en France, puis au Québec, où ils s'installent pour de bon.Roman fort et émouvant, Je m'appelle Bosnia dénonce les horreurs de la guerre, le racisme, la violence faite aux femmes, l'intolérance sous toutes ses formes. À l'amour de certains pour la mort, Madeleine Gagnon oppose le chant d'amour de tous les autres qui apportent à Bosnia et à Adem secours, hospitalité et générosité sans limites sur la route de l'exil. Avec toutes les voix d'écrivains qui hantent Bosnia, ce roman se révèle l'un des plus beaux hommages rendus au pouvoir régénérateur et consolateur de la littérature.

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  • Des hommes et des femmes hantent les treize nouvelles de ce recueil et proposent leur regard singulier sur le monde. Des enfants, prisonniers des désirs des adultes ou d'un monde qu'ils ne comprennent pas. Une femme, témoin de son effacement dans la maladie, et une autre qui tente au contraire de redevenir visible. Un homme observe une boutique où personne ne semble entrer, un autre se débat contre ses prémonitions. Dans ces vies minuscules où le silence est omniprésent, de petites catastrophes s'agitent, grondent. Dans un style concis et incisif, l'auteure explore l'étrangeté du monde, ce qui échappe à la raison ou au premier coup d'oeil, le secret étouffant, le malentendu dans un couple, le travail de distanciation à l'égard de sa propre mort, la création. Autour d'eux, autour de ces êtres de tout âge, on ne regarde plus la vie de la même manière.

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  • Méfie-toi, lecteur. D'autres avant toi ont eu l'imprudence de s'intéresser au sombre destin de Zora Marjanna Lavanko. D'autres malheureux ont trouvé dans les pages de ce livre une matière si horrifiante qu'ils en ont à jamais perdu le repos. Prends bien garde de ne pas te mettre sur la route de Seppo, maître tripier et égorgeur de vierges, du capitaine Boyau, ignoble maquereau itinérant, de Glad l'Argus, barde sanguinaire, ou des autres vils personnages qui peuplent la forêt des Fredouilles. Tu t'exposerais à bien des calamités...

    Lauréat du prix Robert-Cliche 2013, Philippe Arseneault relate, avec une érudition et un humour sans pareils, les aventures des habitants d'un coin perdu de la Finlande dans ce roman exceptionnel inspiré de la mythologie nordique.

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  • Lisa a laissé derrière elle son métier de comédienne et le milieu théâtral pour partager la vie de Louis. Elle écrit, il sculpte, et ensemble ils construisent, jour après jour, leur amour. Morel, son ancien metteur en scène et amant, revient la solliciter et Lisa s’interroge sur ses choix.

    Avec une écriture poétique, sensible, aux images très évocatrices, l’auteure nous amène à partager les questionnements intérieurs d’une femme qui a renoncé à son mode d’expression artistique pour créer sa propre existence. Elle était comédienne, pâte à modeler du metteur en scène, elle est mère, épouse, et doit recourir à tous ses talents pour réinventer son quotidien parmi ceux qu’elle a choisi d’aimer. Grâce à l’écriture belle et maîtrisée de l’auteure et à ses réflexions riches et émouvantes sur la vie, l’amour, la maternité, L’échappée des dieux et la quête de Lisa rejoindront nombre de lecteurs et de lectrices qui s’interrogent sur leur liberté, celle de faire des choix en toute connaissance de cause, d’être le maître d’œuvre de leur destinée, car « vivre, c’est créer ».

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  • Depuis ta mort, Armande, je n'ai plus cessé d'être vivant. Aujourd'hui, je mange et je dors, je marche parfois dans les rues de la ville, je voyage au gré des saisons, des décors changeants. Je parle aussi, j'aime et j'écris surtout, portant ton sourire et tes yeux comme un bagage que tu m'aurais laissé. Comme un message aux portes des vivants du bruit innombrable que fait la mort en tombant.

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  • Le grand roman d'une aventure mystique au temps de l'Inquisition.

    Après avoir livré un éprouvant témoignage dans un procès en hérésie, Guion, secrétaire de l'Inquisition, est rongé par le doute. Lorsqu'il fait la rencontre de Marguerite Porète, mystique chrétienne dont le Libre-Esprit lui vaut d'être pourchassée par les autorités, il est séduit et prend la fuite avec elle. Durant leur cavale sur les routes de France, il découvre et fait sienne la philosophie des béguines,les insoumises qui font trembler les rois autant que le pape.

    Hélas, l'étau se resserre autour des rebelles. Consciente qu'elle est devenue un danger pour sa communauté, Marguerite part pour Paris, avec l'espoir de se fondre dans la foule. Mais Guion ne peut se résoudre à l'abandonner…

    Avec comme toile de fond un xiiie siècle méconnu, le roman va bien au-delà du récit historique ; c'est une profonde réflexion sur la vie, l'amour et la liberté que l'auteur livre ici, dans une écriture dense et exaltée.

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  • Le grand roman d'une aventure mystique au temps de l'Inquisition.

    XIIIe siècle. Le procès d'un des principaux chevaliers du Temple est devenu si cauchemardesque que Guion de Cressonaert, secrétaire de l'Inquisition, en est tombé malade. Dans l'hôpital où il est soigné, une institution dirigée par des béguines, Guion fait la rencontre de la fille de Marguerite Porète, qui est pourchassée comme hérétique. Une fois remis sur pied, Guion accompagne Marguerite, sa fille et quelques autres femmes en fuite sur les routes de la France, sous le couvert d'une troupe de théâtre. Au fil de ce voyage, il découvrira le mouvement qui fait trembler autant les rois que le pape: celui des insoumises.

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  • Dans Les années-tennis, il y a l’été, mais ensuite l’automne, la jeunesse et la mort après la jeunesse ; il y a aussi l’amour et les troubles de l’amour, l’amitié et la solitude malgré l’amitié ; il y a finalement les années qu’on possède et qui nous possèdent, l’aspiration vers on ne sait quoi, le comique à travers le tragique ; et il y a le tennis : 

    En blaguant, c’est-à-dire sérieusement, Bob associait tennis et absolu. Mathématiquement, moralement, esthétiquement. On pouvait sur un court contempler toutes les courbes de l’univers comme toutes les vertus de l’âme, les ruses de l’intelligence comme celles des passions, le pape lui-même y perdrait sa sainteté. Pour ne rien dire du destin : « Mon vieux, lança-t-il un jour, chaque balle a sa trajectoire, comme chaque vie. » Les belles balles sont immortelles, et mourir sur le terrain, il en était persuadé, c’était revoir son coup gagnant pour l’éternité, contre un « pelleteux de fond de court » de préférence. Qu’importe la crise cardiaque si on voit sa volée flotter au ralenti le long de la ligne, flotter, flotter… pendant que saint Pierre ouvre la porte : « Partie, jeu et match ! Bob Wilson, mon fils, come on, come to Wimbledon Paradise… »

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  • Après avoir exploré le monde des femmes dans Le bonheur a la queue glissante et Splendide solitude, Abla Farhoud donne la parole à quatre hommes dans un roman dense, émouvant et exigeant, Le fou d'Omar. Divisée en quatre livres, chacun avec sa propre voix, cette oeuvre présente des points de vue complémentaires sur la même histoire, celle d'une famille libanaise et musulmane installée à Montréal depuis quelques années. Il y est question des problèmes liés à l'adaptation à une nouvelle société, mais le thème principal est celui, universel, de la maladie mentale et de l'aliénation qu'elle entraîne chez les autres membres de la famille. Avec beaucoup de finesse et d'amour, Abla Farhoud plonge au coeur des êtres pour en révéler les failles secrètes, les blessures jamais guéries et l'immense solitude à laquelle chaque individu tente d'échapper dans sa quête d'identité et sa recherche du bonheur.

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  • Ce premier recueil de Ryad Assani-Razaki, un jeune auteur d’une maturité étonnante, parle de discrimination et d’exclusion. Chacune des nouvelles de Deux cercles relate un moment de la vie d’un individu qui doit faire face aux difficultés et aux frustrations liées à l’immigration. Un immigrant ne parle pas du tout la langue du pays d’accueil ; il a réussi de peine et de misère à passer sa commande au fast food, mais il doit encore obtenir le petit jouet promotionnel pour le donner à son fils. Un autre rentre au pays après dix années passées en Occident ; la jeune femme qu’il fréquentait avant son départ lui expliquera longuement pourquoi elle le refuse. Un personnage ne veut plus faire partie du monde ; il s’efforce de n’être plus personne, mais le souvenir de la femme qu’il a aimée l’empêche d’y arriver… Dans un monde qui ressemble de plus en plus au village global, nous devons composer avec nos différences, nos croyances, nos préjugés… Quand les cercles sociaux, culturels et religieux s’entrecroisent, quand ils entrent en résonance avec notre cercle intime et avec celui des autres, à plus forte raison lorsque ces derniers sont des étrangers, quelles difficultés surgissent dans la vie de tous les jours ? Le déséquilibre et la confrontation sont-ils inévitables ?

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