Recherche avancé

 Rss des événements de VLB Éditeur Aucune nouvelle pour le moment.


infolettre

Soyez informés de nos parutions ! Inscrivez-vous à nos listes d’envoi pour recevoir régulièrement les communiqués sur nos parutions, des informations sur des concours et sur les activités de nos auteurs.

En savoir plus
Facebook Youtube twitter

François X Coté



François X Coté
© Stéphanie Chaffray

Agrandir l’image Agrandir l’image
relation de presse Relation de presse
 

Notice biographique

François X Côté est né à Baie-Comeau en 1973. Outre l’écriture, ce touche-à-tout oeuvre dans les domaines du journalisme, de la muséologie et des technologies de l’information. Après avoir habité à Montréal et à Montpellier (France), François X Côté est aujourd'hui installé à Québec.

Voir le résumé de carrière


Résumé Carrière

Après une jeunesse à Baie-Comeau  marquée de réalisations étranges, dont un record mondial (32 km parcourus en soufflant sur un pois à soupe à l’aide d’une paille), François X Côté s’ installe en 1992 à Québec. Il suit d’abord quelques cours de création littéraire à l’Université Laval, où il se fait d’abord remarquer par son look post-punk saugrenu et sa manie de faire du vélo de montagne dans le Pavillon De Koninck. Ensuite, entre 1996 et 2002, il obtient successivement un Certificat en service social, un Baccalauréat en histoire et une Maîtrise en muséologie, tous à Laval. Durant ses études d’histoire, il s’installe une année en France, à Montpellier. C’est à cette époque qu’il rédige le premier jet de Slash, assis chaque matin dans une chaise roulante antique acquise chez Emmaüs.
En 2002 il dirige, en compagnie d’un groupe d’étudiants de muséologie, une mission de deux mois en Arménie. Celle-ci aboutit à la création du réseau des professionnels de musées d’Érévan et lui permet d’obtenir, en 2003, le Prix Roland-Arpin de la relève en muséologie, délivré par la Société des musées québécois et ses partenaires. Lors de la préparation de cette mission il effectue des séjours à Vancouver, en France et en Espagne et créé des liens avec de nombreux organismes culturels au Canada et à l’étranger, notamment avec l’UNESCO.
François X Côté s’installe par la suite à Montréal, durant deux ans, où il collabore avec la Société des arts technologiques (SAT) et le Musée d’art contemporain. À la même époque, il conçoit le Musée de la mémoire vivante, institution de Saint-Jean-Port-Joli qui se veut un hommage au premier romancier québécois, Philippe-Aubert-de-Gaspé.
En 2005, il revient à Québec afin de gérer l’implantation du Laboratoire de Muséologie et d’ingénierie de la culture (LAMIC), premier laboratoire de muséologie expérimentale au Canada. Ce projet, ébauché plus tôt en compagnie de son mentor, le professeur Philippe Dubé, l’amène à collaborer avec des chercheurs d’une multitude de domaines, notamment en vision numérique, génie logiciel, géomatique et robotique. En parallèle de ce travail, Slash est retravaillé et transmis au Prix Robert-Cliche, qu’il remporte en novembre 2006. Depuis, François X Côté se consacre à l’écriture de fiction, au journalisme, et travaille à de nouveaux projets dans le domaine de la culture et des technologies de l’information.

Entretien avec l'auteur

Entretien avec François Côté pour «Slash».


En quelques lignes, comment résumeriez-vous votre livre ?
Ce roman traite d'acceptation, sur trame d'autodérision. C'est accepter à la fois que l'on est un monstre (un écrivain) et que notre espèce a créé un monstre (le langage écrit). Ça aurait pu s'intituler « Écrire = danger », pour parodier un vieux hit de Martine St-Clair. Et le danger est réel, je ne contrôle même pas mon monstre : j'ai écrit une histoire d'écrivain alors que c'est un genre qui m'énerve… Bref, Slash, à sa manière, c'est le langage qui tue le langage, un chien qui court après sa queue, un ordinateur qui loop dans l'beurre. C'est aussi une occasion de tirer un trait sur ma vingtaine. Dans sa forme, l'ouvrage raconte l'histoire d'un handicapé qui cherche l'aventure où il peut.
Qu'est-ce qui vous a poussée à écrire cet ouvrage et à le publier ?
De légers ennuis de santé qui, au début de la vingtaine, m'ont forcé à mettre au placard ma passion pour le vélo de montagne et à me trouver d'autres occupations. J'ai écrit de force, pris dans une activité que j'aurais préféré laisser à d'autres. Un jour, à la veille de mon départ pour Montpellier où j'allais passer une année, la première phrase du livre m'est venue à l'esprit : « Écrire est l'art des hommes-troncs. » Je me suis dit qu'il serait intéressant de pousser cette logique jusqu'à l'absurde. Arrivé en France, je me suis trouvé un fauteuil roulant chez Emmaüs, identique à celui du capitaine Haddock dans Les bijoux de la Castafiore, et j'ai passé quelques mois assis là-dedans, à travailler sur le projet.
À qui votre livre s’adresse-t-il ?
Ça joue plus sur le registre du sensible que sur celui de l'intrigue. Donc, à chacun de voir où il se situe par rapport à cela.
En quoi se distingue-t-il d’autres livres traitant du même sujet ?
Des milliers de livres ont été écrits sur les angoisses de l'auteur. Mais c'est peut-être la première fois que l'on convoque un homme-tronc pour lui demander son avis sur la question.
Quels sont vos rituels d'écriture ?
J'écris le matin et je bois trop de thé. Sinon, j'ai aussi le défaut d'écrire en mode scrapbook. Je note tout ce qui me passe par la tête, j'accumule les bouts de texte. Quand il y a suffisamment de matière, je tente d'y trouver un fil conducteur, de recoller les morceaux. Pour Slash, il ne reste finalement que le mastic, j'ai jeté presque tous les artefacts originaux. Bref, je gaspille beaucoup.
Quels sont les écrivains et les œuvres qui vous ont le plus marquée ?
J'ai lu très peu. Donc, guère d'influences de ce côté. Peut-être John Irving. Mais quelques rencontres marquantes : Le parfum de Patrick Süskind, Brave New World d'Aldous Huxley et La petite fille qui aimait trop les allumettes de Gaétan Soucy. Par contre, j'ai écouté pas mal de chansons francophones quelque part entre 16 et 25 ans. Tout y est passé. Gainsbourg est à peu près le seul que je continue à écouter, à l'occasion. Je me suis ensuite intéressé à d'autres formes d'art. Au bout du compte, tout cela m'a ramené à la contemplation du quotidien.
Qu'est-ce qui vous passionne ?
L'ordinaire. Les choses qui n'ont l'air de rien. Et l'intelligence qui se perçoit des objets bien pensés, des projets bien menés.
Quels sont vos projets à venir ?
Essentiellement, me préparer pour l'arrivée d'un petit à la mi-mars. À côté de ça, comme j'ai eu l'occasion d'assez bien cerner mes forces et mes faiblesses à travers mon travail des dernières années, j'aimerais à l'avenir m'investir dans ce que je sais le mieux faire : inventer, peu importe à quoi cela peut s'appliquer. À court terme, je mijote, pour le printemps 2007, un petit projet d'installation d'art électronique, une sorte d'épilogue à Slash.
Avez-vous une adresse électronique où vos lecteurs peuvent vous écrire ?
Oui : frankkote@yahoo.ca

On peut aussi visiter mon blogue : frankkote.wordpress.com