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Karine Drolet



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Entretien avec l'auteur

Entretien avec Karine Drolet pour «Le dialogue enfoui».


Entretien avec Karine Drolet
En quelques lignes, comment résumeriez-vous votre livre ?
Ce livre s'efforce de rejoindre le lieu, le point de fuite d'où la parole surgit du cœur même de la finitude. Il fait le pari de trouver en ce lieu l'espace d'une nouvelle socialité.
Qu'est-ce qui vous a poussée à écrire cet ouvrage et à le publier ?
L'amitié, l'envie de laisser certaines voix se chercher et se rencontrer (parfois en une seule et même gorge).
À votre avis, à qui votre livre s'adresse-t-il ?
À tous ceux qui, fatigués des principes identitaires meurtriers, éprouvent l'urgence de repenser la communauté.
En quoi se distingue-t-il si on le compare à d'autres livres traitant du même sujet ?
Il ne cherche pas à prouver, mais à éprouver ce qu'il dit.
Quels sont vos rituels d'écriture ?
Je n'ai aucun rituel d'écriture.
Quels sont les écrivains et les œuvres qui vous ont le plus marquée ?
Paul Celan, Georges Bataille, Friedrich Nietzsche, et tant d'autres…
Qu'est-ce qui vous passionne ?
La pensée lorsqu'elle se vit, ne fait pas que se penser.
Quels sont vos projets à venir ?
Terminer ma thèse de doctorat tout en poursuivant mon travail d'écriture.
Entretien avec François Gonin
En quelques lignes, comment résumeriez-vous votre livre ?
Ce livre cherche à mieux comprendre ce qui met en forme le langage et va jusqu'à l'autre, jusqu'à ceux et celles qui vivent avec nous, ou sont présents dans notre mémoire. Comment l'écriture, cette forme de communication esthétique, témoigne-t-elle de ce partage, de ce rapprochement des solitudes ? Les voix des trois auteurs (la mienne, celle de Karine Drolet et d'Alexandre Lizotte) tentent de prendre le relai et de porter en toute humilité d'autres voix, celles de grands absents tels que Paul Celan, Maurice Blanchot, Roger Laporte, Louis-René des Forêts, ou celles, plus contemporaines, de Pascal Quignard, Éric Clémens, Imre Kertész, Marcel Moreau. La chance de la communauté aujourd'hui n'est-elle pas fondée sur le plus humble, sur ce fil ténu d'une parole qui lutte contre sa propre finitude ? C'est à ce degré d'intimité et de profondeur que s'inscrit notre amitié.
Qu'est-ce qui vous a poussée à écrire cet ouvrage et à le publier ?
La nécessité de réagir à la pression de la communication vide.
À votre avis, à qui votre livre s'adresse-t-il ?
À des lecteurs d'essais critiques, sensibles aux questions esthétiques et éthiques.
En quoi se distingue-t-il si on le compare à d'autres livres traitant du même sujet ?
Il témoigne simplement du rapprochement de trois solitudes, et de ce degré d'intimité où peut se situer l'amitié.
Quels sont vos rituels d'écriture ?
Pas de rituels comme tels, si ce n'est que j'aime écrire dans le silence, le matin, le plus tôt possible.
Quels sont les écrivains et les œuvres qui vous ont le plus marquée ?
Franz Kafka (Le Procès, les récits courts et le Journal), tous les textes de Samuel Beckett, Arthur Rimbaud, Ossip Mandelstam, Paul Celan, René Char, et plus près de nous, Bernard Noël, Jacques Brault, Pierre Bergounioux, Roger Munier, Pascal Quignard, Antoine Volodine.
Qu'est-ce qui vous passionne ?
Les modes d'interaction et de communication entre divers médiums esthétiques (musique, écriture, cinéma, peinture). L'expérience perceptive que l'on peut en avoir et ses incidences dans la sensibilité d'aujourd'hui.
Quels sont vos projets à venir ?
Divers projets d'écriture. Compléter ma thèse, des articles. Des voyages.