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Léo Beaudoin



Léo Beaudoin
© Yvan Larocque

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Notice biographique

Léo Beaudoin, retraité d'une institution financière montréalaise dont il a été un des vice-présidents, est membre de la Société historique de Montréal. Président de cette société savante de 1995 à 1997, il est, depuis, responsable de Montréal en tête, qui en est la publication officielle.


Entretien avec l'auteur

Entretien avec Léo Beaudoin pour «Jacques Viger».


En quelques mots, comment présenteriez-vous votre livre ?
Il s’agit de la première biographie de Jacques Viger (1787-1858). Premier maire de Montréal, premier président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, président fondateur de la Société historique de Montréal, entre autres titres à la reconnaissance de la postérité, ce bourgeois montréalais, membre du clan des Papineau, des Viger et des Cherrier, s’est imposé comme mémorialiste de son époque, comme précurseur et érudit en histoire, en croquis et dessins, en archéologie, en lexicographie, en héraldique, en numismatique… L’influence qu’il a exercé sur ses contemporains s’est prolongée jusqu’à nos jours.
Qu’est-ce qui vous a poussé, avec Renée Blanchet, à écrire cet ouvrage ?
Jacques Viger est peu ou pas connu sauf des historiens et des passionnés de l’histoire de Montréal. Souvent confondue avec l’un ou l’autre de ses cousins, sa personnalité demeure floue chez la plupart de celles et ceux qui l’associent au titre de premier maire de Montréal ou à un autre titre, parce qu’il n’a jusqu’à maintenant été présenté au public que par des articles brefs et incomplets publiés dans des revues spécialisées. Cette biographie, qui n’est pas exhaustive, fait état de son cheminement ainsi que de ses principales réalisations ; elle tente aussi de dévoiler certains angles de son intériorité ainsi que l’intimité de sa vie familiale. Ce premier essai pose des jalons que d’autres pourront confirmer, infirmer, compléter. Ainsi s’écrit l’histoire.
Quelle est l’origine de cet ouvrage ?
Membre de la Société historique de Montréal depuis 1990, je m’y suis inscrit en raison d’un attachement à la science historique acquis dès mes études primaires et que les circonstances ne m’ont pas permis de poursuivre durant ma vie professionnelle. Président de cet organisme de 1995 à 1997, je publie, depuis, le bulletin de la Société, Montréal en tête, tout en menant des recherches sur des points ou des personnages reliés à l’histoire de Montréal. Depuis 1999, je tiens également une chronique sur des personnages liés à l’histoire de Montréal dans le journal Le Vieux-Montréal. Ma curiosité pour le président fondateur de la Société historique s’est développée progressivement avec mon étonnement de constater qu’il n’avait intéressé que peu d’auteurs et uniquement pour la rédaction de panégyriques ou d’articles peu approfondis. Mme Renée Blanchet est à l’origine de cette biographie. Après avoir déchiffré, transcrit et annoté une partie de la correspondance qu’ont entretenue Jacques Viger et sa femme, elle m’a demandé de rédiger un aperçu biographique de Viger pour situer ces lettres dans leur contexte. Les hasards de la recherche m’ont fait accumuler des notes sur Jacques Viger et m’ont également rapproché de Marguerite de La Corne, me faisant découvrir la femme exceptionnelle qui a partagé durant presque quatre décennies la vie de Viger.
Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?
Je n’ambitionne pas d’autre titre que celui d’amateur de l’histoire. En cette qualité et celle de retraité, je m’abandonne sans frein à ce goût de la lecture que je cultive depuis mon enfance et je poursuis des recherches à tâtons et sans méthode scientifique sur les sujets qui m’intéressent pour ensuite rédiger des textes dans deux publications au rayonnement fort modeste.
Quels sont vos projets ?
À quatre-vingt-six ans, on est en droit d’affirmer sans rire qu’on a son avenir derrière soi. Je n’ai donc d’autres ambitions que de remettre un jour la direction du bulletin de la Société historique de Montréal à un successeur et de continuer ma collaboration à cette publication aussi longtemps que mes capacités intellectuelles et physiques me le permettront.
Avez-vous une adresse électronique où vos lecteurs peuvent vous écrire ?
Oui : beaudoin.leo@videotron.ca.