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Line Gaudreault



Notice biographique

Line Gaudreault œuvre dans le domaine des communications depuis plus de 30 ans. Elle dirige les stations de TVCogeco d'Alma et de Roberval au Lac-Saint-Jean après y avoir occupé les fonctions de journaliste-animatrice pendant une quinzaine d'années.

Elle a étudié en Lettres au collège d'Alma et préside l'Association des diplômées et diplômés de cette institution. L'auteure détient également un brevet d'enseignement en diction et phonétique de l'Institut de diction française.

Elle a siégé sur plusieurs conseils d'administration dont celui du Théâtre Populaire d'Alma, troupe dans laquelle elle a joué pendant 4 ans, celui de la Société d'histoire du Lac-Saint-Jean, de la Croix-Rouge section Lac-Saint-Jean est et elle a dirigé bénévolement le service des communications de la Finale des Jeux du Québec – Été 1999 à Alma.

En 1977, elle a écrit une comédie dramatique sur l'histoire du Lac-Saint-Jean intitulée Mon lac m'a par le cordon qui a été montée et jouée par le Théâtre Tout l'Tour dans la région du Lac-Saint-Jean.

Son premier roman, Le Procès d'Emily, inspiré de la première affaire de meurtre au Lac-Saint-Jean en 1925 a été publié chez Lanctôt Éditeur en 2006. Un projet  qui lui a permis de réunir plusieurs de ses passions dont l'écriture, la recherche journalistique et l'histoire.

La dernière peine est son deuxième roman.


Entretien avec l'auteur

Entretien avec Line Gaudreault pour «La dernière peine»


En quelques mots, comment présenteriez-vous votre livre ?
Il s'agit d'un drame familial qui raconte la dernière semaine de la vie d'un jeune condamné à mort dans le contexte social des années 1950 au Québec, alors que le débat sur la peine capitale divise l'opinion publique à la suite de l'affaire Coffin, survenue à la même époque. Déclaré coupable du meurtre de sa tante, avec qui il entretenait une liaison depuis l'âge de treize ans, Raymond attend son exécution à la prison de Bordeaux. Pendant que le bourreau prépare la mise à mort, à Alma, un installateur d'antennes de télévision achète la maison du crime et fait la connaissance des membres de la famille, reconstituant ainsi le parcours du jeune meurtrier. Mais Raymond est-il le seul responsable de cette tragédie ?
Une anecdote ou une histoire particulière est-elle liée à l'écriture de votre livre ?
En cours de rédaction, une collègue de travail a reçu une sentence médicale sans appel. Un cancer foudroyant l'a emportée en quelques semaines. Elle était condamnée à mourir, comme mon personnage principal, et un cancer foudroyant l'a emportée en quelques semaines. Entre-temps, nous avons entretenu, elle et moi, une correspondance électronique qui a ponctué mon récit d'émotions intenses. Je lui ai dédié ce roman, par amitié, par respect pour son immense générosité et son esprit libre.
Qu'est-ce qui vous a poussée à écrire cet ouvrage ?
Je m'intéresse à l'histoire. Fouiller le passé est, pour moi, une manière d'aborder et d'analyser les débats qui animent notre société sur des questions comme la peine de mort, l'avortement, les droits humains, la condition des femmes… L'histoire se répète. Après la parution de mon premier roman, inspiré du premier procès pour meurtre au Lac-Saint-Jean, en 1925, j'ai eu l'occasion de recevoir plusieurs confidences et témoignages d'individus qui traînent un patrimoine marqué par des cas de peine capitale dans leurs familles ou leurs patelins. L'abolition de la peine de mort au Canada ne date que de 1976. Au Québec, la dernière pendaison a eu lieu en 1962. Après avoir épluché des dossiers d'archives, j'ai opté cette fois pour la fiction et imaginé cette histoire en me mettant dans la peau d'une mère et de son fils condamné à mort. La justice humaine est si complexe et la vie, tellement imprévisible !
Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?
Alphonse Daudet pour sa nouvelle « La chèvre de monsieur Séguin » dans Lettres de mon Moulin ; le coup de cœur de mon enfance, un texte qui parle de liberté. Les fables de La Fontaine, les romans de John Irving, de Patrick Sénécal, de Michel Tremblay, les poèmes de Nelligan, Baudelaire,  Rimbaud… Je crois que tout ce que j'ai lu a laissé des traces et influencé ma perception du monde. Il ne s'agit pas ici d'influence proprement dite, mais de lectures inspirantes.
Avez-vous des rituels d'écriture ? Lesquels ?
Pas de rituel particulier, mais une discipline rigoureuse et constante. J'aime bien la lumière et la tranquillité de l'aube et la blancheur des matins d'hiver.
Quels sont vos projets ?
Raconter d'autres histoires pour réfléchir sur la nature humaine dans ce qu'elle a de plus beau et de plus laid et en témoigner. L'imagination constitue une ressource renouvelable et pratiquement inépuisable. J'ai bien l'intention de recycler quelques idées qui ne demandent qu'à être libérées de mon cerveau pour être transformées en personnages de roman.
Avez-vous une adresse électronique où vos lecteurs peuvent vous écrire ?
Oui : <line.gaudreault@cgocable.ca>.