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Louis Cornellier



Louis Cornellier
© Photo : © Jean Chevrette

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Notice biographique

Né à Saint-Gabriel-de-Brandon en 1969, Louis Cornellier est chroniqueur au journal Le Devoir depuis 1998 et à l’hebdo L’Action.com Mercredi depuis 2007. Il enseigne le français, langue et littérature, au Cégep régional de Lanaudière, à Joliette, depuis 1991. Cofondateur de la revue Combats, dont il a été le rédacteur en chef de 1995 à 2006, Louis Cornellier a publié des textes d’opinions dans plusieurs revues d’idées québécoises (L’Action nationale, Cité libre, Relations, Spirale, Le Couac, Québec français, Possibles, L’Aut’journal et Options CSQ). Il a collaboré à L’annuaire du Québec de 2000 à 2006.
Titulaire d’un diplôme en études littéraires de l’Université de Québec à Montréal, Louis Cornellier s’intéresse particulièrement à la littérature, à la philosophie, aux sciences humaines, aux sports et aux débats québécois.


De l'auteur au groupe VML

Entretien avec l'auteur

Entretien avec Louis Cornellier pour «L'art de défendre ses opinions expliqué à tout le monde».


En quelques mots, comment présenteriez-vous votre livre ?
Comme son titre l’indique, il s’agit d’un essai sur l’art de défendre ses opinions expliqué à tout le monde. L’ouvrage aurait aussi pu s’intituler La rhétorique pour les nuls. Tous, au quotidien, se retrouvent dans des situations où ils doivent faire valoir leur point de vue. Mon ouvrage s’adresse donc à tout le monde et vise à permettre à chacun de participer efficacement à des débats et discussions de toutes sortes.
Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire cet ouvrage ?
Un tel ouvrage grand public n’existait pas au Québec. Plusieurs livres traitent de l’argumentation, mais ils sont souvent trop savants pour être utiles au grand public. Aussi, dans plusieurs de ces ouvrages, on insiste surtout sur les erreurs à ne pas commettre (les fameux sophismes) sans dire ce qu’il convient de faire concrètement pour développer une argumentation efficace. On explique ce qu’il ne faut pas faire, mais on ne dit pas ce qu’il faut faire. Parfois, la démarche proposée s’en tient à ce qu’on appelle la logique de l’argumentation, une approche qui rejette tout ce qui ne relève pas strictement du rationnel. La rhétorique, au contraire, tient compte du caractère émotivo-rationnel de l’humain dans son approche et, en ce sens, elle cultive un souci d’efficacité. Mon ouvrage, d’une certaine manière, souhaite vulgariser les éléments essentiels de la rhétorique pour les rendre accessibles à tous et, ainsi, contribuer à rehausser la qualité du débat public.
Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?
Mes premiers pas en écriture de prose d’idées ont été influencés par des auteurs comme Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut. Je continue à aimer leur style d’écriture, mais je suis de plus en plus éloigné d’eux sur le plan idéologique. Le brillant travail de vulgarisation de penseurs comme Jean-Claude Guillebaud, André Comte-Sponville et Luc Ferry m’inspire aussi. J’apprécie beaucoup, en fait, la vulgarisation de qualité. Au Québec, je tiens Fernand Dumont pour notre plus grand intellectuel. Par mon travail au Devoir, je lis presque tous les essais québécois. La lecture quasi systématique des principaux chroniqueurs et éditorialistes des journaux québécois est pour moi une source de plaisir renouvelé et a certainement contribué à influencer mon travail. Le « grand style » journalistique est pour moi un idéal. L’esprit de mon plus récent essai s’inspire particulièrement du travail du regretté Pierre Bourgault, un maître dans l’art de défendre ses opinions efficacement, avec clarté et style.
Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?
Je ne suis pas à l’aise avec les projets de longue haleine, un trait que je tiens probablement de ma passion pour le travail journalistique, souvent réalisé dans l’urgence et le court terme. L’actualité est ma nourriture principale, et cela se répercute sur mes habitudes d’écriture. J’aime écrire « à chaud ». Où ? Toujours dans le sous-sol de ma demeure et, encore aujourd’hui, à la main. Je tape ensuite au clavier.
Quels sont vos projets ?
Je compte, un jour, publier un recueil de textes sur le sport. Mon travail de chroniqueur reste, cela dit, ma principale activité d’écriture.
Avez-vous une adresse électronique où vos lecteurs peuvent vous écrire ?
Oui : louisco@sympatico.ca