Résumé Carrière
Né Michel Seunes, sous le signe du Cancer, le 17 juillet 1932, d'une famille de paysans installés depuis des générations dans le sud-ouest de la France, à Villeneuve-sur-Lot, à quelques kilomètres du « lieu de naissance » de Cyrano de Bergerac et du mousquetaire d'Artagnan, le jeune Michel, dès l'âge de sept ans, sait qu'il veut être musicien. Sa mère, artiste dans l'âme, encourage sa vocation tandis que son père, paysan révolté converti au socialisme, exige des diplômes. L'adolescent Michel, à dix-sept ans, voit ses études musicales au Conservatoire de Paris prendre fin et ses études secondaires interrompues à cause d'une tuberculose doublée d'une leucémie.
Au sortir du sanatorium, un an plus tard (miracle !), il découvre la danse et s'intègre très rapidement dans les corps de ballet de Bordeaux et de Strasbourg, fait une incursion dans le Ballet du Marquis de Cuevas, jusqu'au jour où le service militaire le réclame comme météorologue et les Ballets de Paris comme premier danseur.
Il fait les deux : soldat et secrétaire d'un capitaine à Paris, et danseur avec les Ballets de Paris. Il participe ainsi à la création à Monte-Carlo de L'opéra de quat'sous avec Françoise Rosay, Paul Perri et Raymond Souplex et continue ensuite à faire partie de la distribution au Théâtre de l'Empire à Paris.
Courte carrière dans cette France des années cinquante où il côtoie le Tout-Paris de Jean Cocteau, Leonor Fini, la comtesse de Noailles. Déçu par ce milieu élitiste, et à la suggestion d'Henri Norbert, ami de sa mère et comédien au Canada, il émigre dans ce Canada francophone dont le monde ignore encore qu'il se nomme le Québec. Il échappe ainsi à l'enrôlement pour la guerre d'Algérie. Les gendarmes sont en effet venus le chercher chez ses parents alors qu'il voguait depuis un jour en direction du Québec. En octobre 1955, il pose les pieds sur cette terre québécoise qui lui offre une carrière et le retiendra vingt-sept années de sa vie.
Sous le nom de Michel Conte, il apparaît au Music-Hall de Michelle Tisseyre à Radio-Canada comme auteur-compositeur-interprète, mais devient également, durant deux ans, le premier danseur et chorégraphe de la compagnie Montreal Theatre Ballet, dirigée par Brian Macdonald.
C'est donc comme danseur et chorégraphe qu'il revient au Music-Hall de Michelle Tisseyre et pour plusieurs émissions de variétés, de musique classique, d'opéras et sérénades estivales de la télévision d'État.
Au cours de ces années, de nombreuses interprètes se sont intéressées à ses chansons. Pendant les répétitions, durant les pauses, il les chante aux chanteuses invitées. C'est ainsi que des liens d'amitié se créent car il fait danser toutes ces chanteuses dont ce n'est pas le métier.
L'auteur-compositeur resurgit sous le chorégraphe grâce à des chansons qui sont popularisées par les grands noms de la chanson québécoise : Lucille Dumont, Renée Claude, Monique Leyrac, Isabelle Pierre, etc.
Donc, des années soixante aux années quatre-vingt, il participe activement à la Révolution tranquille, annonce la résurrection de l'Acadie avec deux chansons : Shippagan et Évangéline, crée avec Robert Gauthier la comédie musicale québécoise Monica la Mitraille. En 1970, il gagne le premier prix du concours « La clé d'or » avec Viens faire un tour interprétée par Renée Claude, puis en 1973, il gagne le premier prix du Festival international de la chanson d'Athènes avec Kamouraska, interprétée par Julie Arel.
Il inaugure en 1973 la première École d'expression corporelle en Amérique du Nord dans laquelle il initie ses élèves à l'idéal de Pythagore et de Platon : harmoniser l'esprit, le corps et l'âme en fusionnant la poésie, la danse et la musique en une même création.
De 1978 à 1982, il devient l'interprète de ses propres chansons, mais en dépit des prix déjà remportés et de plusieurs disques et comédies musicales, il ne connaît pas le succès espéré.
Il prend alors le nom de Melki Makhandar, avant de s'exiler à nouveau dans un « paradis » que la vie lui offre sous la forme d'une île de l'archipel des Canaries : Tenerife. C'est dans cette île qu'il prend conscience de son « karma » et que, lentement, il commence une thérapie personnelle.
Il écrit en 1984 un roman de science-fiction ésotérique : Les bergers. Il devient également musicien humaniste, animateur à la télévision et à la radio d'émissions portant sur les nouvelles thérapies et les médecines alternatives. Il s'initie au yoga, au taï chi et crée des séminaires consacrés à la musicosophie, à l'harmonisation des énergies masculine et féminine, à la danse sacrée, à la recherche de son enfant et adolescent intérieurs.
Il revient à Montréal en 1995 pour participer à une École de transformation par la conscience et l'amour (École Conscience Amour Unité) dirigée par Yves et Jeannine Turenne. Sous le nom de Michel Conte Melki, il travaille comme musicien de 1996 à 2001 avec Marie-Lise Labonté, Guy Corneau et Daniel Meurois-Givaudan et participe avec Marie-Lise Labonté à des séminaires en France et au Québec sur la vision et la mission de l'âme et sur le souffle de la conscience. En novembre 2001, il obtient son diplôme de l'École Conscience Amour Unité et retourne sur l'île de Tenerife.
En 2002, il produit et présente une série à la télévision consacrée aux grands thèmes humains : le destin, la réincarnation, la vie et la mort, la sexualité, l'homme, la femme, le couple et le mariage spirituel.
De 2002 à 2006, il anime également une émission à la radio intitulée La nuit magique dans laquelle il aborde le côté humain de la vie en faisant des entrevues avec des personnalités connues (Brian Weiss), en écoutant les confidences des auditeurs ou en répondant à leurs questions.
En 2006, trente-cinq ans après sa création, sa chanson Évangéline, interprétée par Annie Blanchard, est élue chanson la plus populaire de l'année au gala de l'ADISQ.
Melki Makhandar croit que l'artiste du xxie siècle est un interprète de l'énergie, un thérapeute de l'amour et le serviteur d'un public qui, de plus en plus, a besoin qu'on le mette en contact avec lui-même.
Il est décédé le 5 janvier 2008.