Nouveautés

  • Denis Prud'homme est hospitalisé dans une unité de soins palliatifs. Professeur d'université, enfant de la Révolution tranquille, Denis est athée, et plutôt deux fois qu'une ! Mais voilà qu'à sa dernière heure, il doute. Patient turbulent, il a des discussions animées avec Djena, son infirmière, qui croit en l'existence de Dieu, et avec Leyla, la fille de cette dernière, jeune étudiante et pratiquante. Trois générations, trois vécus, trois visions de la religion et de la société se confrontent dans une comédie touchante et très drôle (Dieu merci !).

    Pièce de théâtre hors du commun, Le dernier sacrement a été joué pour la première fois devant public dans une chambre d'hôpital d'entraînement du Centre hospitalier de l'Université de Montréal. Les représentations sur d'autres scènes reproduisent l'expérience immersive et intime qui est au coeur du texte de Denis Bouchard.

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  • L'auteur de L'État succursale revient en grande forme avec un essai percutant sur la nature antidémocratique du nouveau libre-échange planétaire. Adoptant le point de vue de l'observateur citoyen, il démonte une à une les idées reçues de la mondialisation néolibérale.
    Si les défenseurs de cette idéologie (qui en sont les premiers bénéficiaires) ont su l'imposer comme une doctrine incontestable, Savard-Tremblay estime qu'aujourd'hui, la sauce ne prend plus. Entre les « révoltes populistes » des électeurs qui refusent le maintien du statu quo, les crises successives qui ont mis au jour les errements des institutions économiques mondiales, et la prise de conscience collective des déprédations des grandes entreprises transnationales, il croit discerner les signes qu'un reversement démocratique du système est non seulement souhaitable, mais possible. À condition, bien entendu, d'être porté par un projet politique cohérent et humain.

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  • Mélikah Abdelmoumen a passé douze ans à Lyon avec son conjoint et leur fils. Sans amertume, mais sans détour, elle raconte ce qui lui a finalement fait interrompre ce long séjour : les clivages sociaux et les lourdeurs administratives de la France, un climat politique étouffant, et l'épreuve quotidienne de vivre dans un pays en perpétuel état d'urgence. En contrepoint, le récit de son amitié avec une famille de Roms de Roumanie ballottés de squats en bidonvilles fait ressortir cette grande constante existentielle du déracinement : l'inquiétude.

    Quand on part, même dans des circonstances heureuses et relativement confortables, on part avec soi-même tout entier, névroses comprises, phobies comprises, araignées au plafond et squelettes dans le placard compris. Ce qu'on laisse derrière soi, c'est le terreau humain, social et institutionnel où tout ça était enraciné. On emporte, dans un mouchoir de poche, les petites mottes de terre accrochées au rhizome biscornu qui est tout ce qu'on est..                       

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  • L'Union des producteurs agricoles est le plus gros lobby du Québec. Dans ce livre, Roméo Bouchard s'attaque de front à son statut de syndicat agricole unique et obligatoire, source de son influence démesurée sur un secteur d'activité économique vital et sur le quotidien de tous les Québécois. Le problème, outre le déficit démocratique du système, c'est que l'UPA a épousé dans les dernières décennies le modèle d'une agriculture productiviste mondialisée, celle des exploitations géantes, des grands intégrateurs et des multinationales comme Monsanto. Cette orientation a de lourdes conséquences sur l'occupation du territoire, sur l'environnement et sur l'alimentation et la santé de la population. Pour Roméo Bouchard, seule la sensibilisation des citoyens à cette réalité largement occultée – et leur mobilisation – permettront de diversifier notre paysage agricole. La fin du monopole syndical de l'UPA est selon lui une condition essentielle de la transition écologique du secteur, qui doit faire enfin une place à tous ceux et celles qui veulent cultiver la terre et élever des animaux autrement.

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  • « J'étais seule dans la petite pièce sombre, seule avec la grosse machine qui contenanit mon secret. Seule, mais plus tout à fait. L'écran noir et blanc m'avait confié ce que j'avais dans le ventre. Nous étions quatre. »

    Quand Catherine Mathys a appris qu'elle était enceinte de triplés, son monde a chaviré. Rien ne la préparait aux épreuves physiques et mentales d'une grossesse multiple, aux choix qu'il lui a fallu faire très vite, aux sacrifices que sa (pas si) petite famille a dû consentir pour tenter d'avoir une vie normale. En dépit du manque criant d'aide et de repères pour des milliers de parents désorientés, elle a constaté, heureusement, qu'on peut survivre aux inimaginables contraintes d'une parentalité à la puissance trois. Mieux que ça : on peut la vivre, pleinement.

    Dans ce récit touchant, l'auteure nous confie l'histoire à la fois singulière et universelle d'une maternité hors normes. En parallèle, les témoignages d'autres parents de triplés qu'elle a interrogés montrent que, même dans l'exception, on trouve son salut dans la force du nombre.

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  • « Moi non plus, je ne crois pas que c'est un roman. »
    - La mère de l'auteur

    L'auteur (ou serait-ce son alter ego ?) qualifie son livre de « machin-bouquin ». Il n'a pas fait, en tout cas, un roman comme les autres. Ses errances, ses réminiscences, ses « fragments de discours amoureux » sont scandés par des notes de bas de page chicaneuses, parfois signées par lui, mais aussi, souvent, par un éditeur colérique, un chargé de projet désemparé, une correctrice narquoise ou une infographiste grincheuse. Tout cela pourrait donner le tournis, mais pas du tout : le récit a été construit avec une précision d'horloger.

    Au-delà du dispositif qui lève le voile sur les métiers de l'édition – et sur le métier d'auteur au premier chef – Ce sera tout est le lieu d'un romantisme pudiquement désespéré et d'une vraie réflexion sur l'écriture et la lecture.

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  • Alors même qu'il est un fugitif traqué, l'activiste Jacob Lebleu prépare des attentats contre Jean-Marc Courville, un promoteur immobilier sans scrupule aux projets mégalomanes. Ce dernier a notamment dans sa mire l'île de Hull et la dernière « maison allumette » de la rue Falardeau, épargnée par les grues de son père en 1969. Cette année-là, près de 6000 résidents aux moyens modestes avaient été expropriés. Lebleu, originaire de la région, ne l'a pas oublié.

    La sergente-détective Judith Allison, qui suit en Outaouais le stage de formation en contre-terrorisme de la Gendarmerie royale du Canada, ne se doute pas qu'elle sera bientôt propulsée dans une enquête haletante qui l'entraînera jusque dans le Nunavik à la poursuite de l'activiste. Le duel psychologique entre l'enquêtrice et le terroriste environnemental est au cœur de ce polar admirablement construit.

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  • Parce qu'il s'est juré de ne plus jamais mettre en péril la vie de ses proches, Eugène Duchamp a délaissé pour de bon ses activités de détective. Avec son ami Herb Parker, il s'adonne désormais à la contrebande d'alcool, modeste commerce qui leur assure des jours relativement tranquilles. Mais voilà que la célèbre danseuse Carole Morgan, nouvellement couronnée Miss Montréal, est retrouvée étranglée le long des voies du chemin de fer. Pour la police, Herb est un suspect tout désigné: le bootlegger est introuvable depuis la nuit du meurtre, or la victime aurait été vue pour la dernière fois sortant d'un club de jazz au bras d'un jeune Noir. Parce qu'il sait son compagnon parfaitement incapable de commettre ce crime odieux, Duchamp, à son grand dam, reprend du service pour le disculper.

    Dans ce troisième et dernier tome de la série Red Light, les Années folles semblent bien loin. Les rues de Montréal, rongées par la Grande Crise, sont plus tortueuses que jamais et Duchamp sait que chaque geste, chaque décision pourrait causer sa perte. Mais une vieille connaissance revenue d'outre-tombe se propose de lui montrer la voie…

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  • Le bilinguisme est un enjeu constitutif de la formation du Canada qui s'imbrique dans l'histoire de ses plus vives tensions. En cela, il pose la question centrale du politique, à savoir celle des conditions d'aménagement d'un vivre ensemble et de la réponse aux aspirations fondamentales de la société. Ce numéro du BHP propose d'interroger le bilinguisme dans ses dimensions idéologiques et historiques, notamment dans son principal moment de cristallisation, celui des années 1950 et 1960, où il acquiert la valeur d'un projet au coeur d'un imaginaire politique et identitaire canadien en formation.

    Avec les textes d'Harold Bérubé, François-Olivier Dorais, Daniel Poitras, Valérie Lapointe-Gagnon, Roberto Perin, Serge Miville, Jean-Philippe Carlos, Janique Dubois, Justin Dubois et Pierre Foucher.

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  • Quelles sont les qualités à cultiver pour être un bon entrepreneur? Quels défis et quelles embûches attendent celles et ceux qui se lancent en affaires dans le Québec d'aujourd'hui? Et comment tenir la route en faisant ce métier que l'on dit prenant, stressant, exténuant ? Alexandre Taillefer puise dans son parcours d'affaires et ses expériences personnelles – bonnes et moins bonnes – pour raconter et transmettre la passion d'entreprendre. En neuf lettres franches et directes, il contredit au passage bien des idées reçues, lui qui est convaincu, entre autres, de la nécessité pour tout projet d'affaires de s'inscrire dans une large vision sociale et citoyenne.

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