Nouveautés

  • « Une envergure vertigineuse, une écriture inventive et maîtrisée, une recréation forte de la société et de l'histoire. » — Monique Proulx

    Schefferville, 1959. Dans le guest house de l'Iron Ore Company of Canada, le vieux Chef se meurt. Attaque cérébrale soudaine. Du moins, c'est ce qu'on prétend. Parce qu'il apparaît vite qu'il se trame quelque chose de louche, à Schefferville. C'est à Paul-Émile Gingras, jeune policier trifluvien pas spécialement doué, que son grand-oncle Jos-D., ministre de la Colonisation et bras droit de Maurice Duplessis, assigne la tâche de démêler tout ça. Alors pas le choix, avec son ami Gégé Godin – oui, ce Godin-là –, Gingras prend la route de la Côte-Nord.

    Un roman noir, donc ? Oui, mais le plus coloré qui soit. Passant de la farce à la fresque historique, du drame familial au vrai-faux portrait d'une classe politique, du picaresque au naturalisme, Joël Bégin louvoie entre les genres et les époques pour composer la fantasmagorie jubilatoire d'une Grande Noirceur à l'agonie.

    En savoir plus [+]
  • « Une envergure vertigineuse, une écriture inventive et maîtrisée, une recréation forte de la société et de l'histoire. » — Monique Proulx

    Schefferville, 1959. Dans le guest house de l'Iron Ore Company of Canada, le vieux Chef se meurt. Attaque cérébrale soudaine. Du moins, c'est ce qu'on prétend. Parce qu'il apparaît vite qu'il se trame quelque chose de louche, à Schefferville. C'est à Paul-Émile Gingras, jeune policier trifluvien pas spécialement doué, que son grand-oncle Jos-D., ministre de la Colonisation et bras droit de Maurice Duplessis, assigne la tâche de démêler tout ça. Alors pas le choix, avec son ami Gégé Godin – oui, ce Godin-là –, Gingras prend la route de la Côte-Nord.

    Un roman noir, donc ? Oui, mais le plus coloré qui soit. Passant de la farce à la fresque historique, du drame familial au vrai-faux portrait d'une classe politique, du picaresque au naturalisme, Joël Bégin louvoie entre les genres et les époques pour composer la fantasmagorie jubilatoire d'une Grande Noirceur à l'agonie.

    En savoir plus [+]
  • Laval, avril 1981. Dans sa chambre d'ado attardé, un jeune homme aux allures de lévrier afghan remplit son gros sac à dos beige. Il s'apprête à partir à la découverte du monde.

    Éveil des sens, aspirations bédéistiques et cinématographiques, débuts de Rock et
    Belles Oreilles, vie de tournée, mésaventures amoureuses, rencontres, deuils, grandes amitiés… Dans un récit sensible et drôle, Yves P Pelletier, voyageur invétéré, met sa jeunesse à plat et son âme à nu.

    En savoir plus [+]
  • Un quartier connaît plusieurs vies successives. Ainsi, à Montréal, après avoir longtemps hébergé des populations ouvrières, le Plateau Mont-Royal et, plus récemment, Saint-Henri, se sont mis à accueillir des ménages de plus en plus aisés. De même pour Maisonneuve, qui se voulait bourgeoise, mais a plutôt logé des familles aux moyens modestes, avant d'attirer à son tour des propriétaires en quête d'investissement, et des locataires capables de payer les nouveaux loyers.

    Qu'advient-il des populations originelles ? Elles sont évincées, de manière directe, notamment avec les « rénovictions », ou indirecte, parce qu'elles ne peuvent pas, par exemple, se permettre de fréquenter les nouveaux commerces alors que les anciens ferment les uns après les autres. Le privilège de siroter un latté à l'avoine sur une terrasse à deux pas de son plex ou de sa shoebox n'est pas donné à tout le monde…

    C'est ce phénomène qu'on nomme gentrification, et il connaît une accélération fulgurante au Québec. La spéculation des promoteurs a certainement joué un rôle crucial. Mais un quartier se transforme aussi avec l'arrivée de personnes dont les motivations sont souvent innocentes, voire par les effets pervers de politiques qui visaient à revaloriser des secteurs négligés, mais qui entraînent finalement une surenchère immobilière.

    Le logement ne devrait-il pas être vu comme un bien essentiel, plutôt que comme un domaine d'investissement quelconque ? Chose certaine, si on veut renverser la tendance et éviter que les quartiers de Montréal, de Québec et de bien d'autres villes ne deviennent inabordables, il faut définir le phénomène de la gentrification, raconter son histoire, et donner la parole aux gens qui le subissent. Gentriville le fait brillamment.

    En savoir plus [+]
  • Laval, avril 1981. Dans sa chambre d'ado attardé, un jeune homme aux allures de lévrier afghan remplit son gros sac à dos beige. Il s'apprête à partir à la découverte du monde.

    Éveil des sens, aspirations bédéistiques et cinématographiques, débuts de Rock et
    Belles Oreilles, vie de tournée, mésaventures amoureuses, rencontres, deuils, grandes amitiés… Dans un récit sensible et drôle, Yves P Pelletier, voyageur invétéré, met sa jeunesse à plat et son âme à nu.

    En savoir plus [+]
  • Un quartier connaît plusieurs vies successives. Ainsi, à Montréal, après avoir longtemps hébergé des populations ouvrières, le Plateau Mont-Royal et, plus récemment, Saint-Henri, se sont mis à accueillir des ménages de plus en plus aisés. De même pour Maisonneuve, qui se voulait bourgeoise, mais a plutôt logé des familles aux moyens modestes, avant d'attirer à son tour des propriétaires en quête d'investissement, et des locataires capables de payer les nouveaux loyers.

    Qu'advient-il des populations originelles ? Elles sont évincées, de manière directe, notamment avec les « rénovictions », ou indirecte, parce qu'elles ne peuvent pas, par exemple, se permettre de fréquenter les nouveaux commerces alors que les anciens ferment les uns après les autres. Le privilège de siroter un latté à l'avoine sur une terrasse à deux pas de son plex ou de sa shoebox n'est pas donné à tout le monde…

    C'est ce phénomène qu'on nomme gentrification, et il connaît une accélération fulgurante au Québec. La spéculation des promoteurs a certainement joué un rôle crucial. Mais un quartier se transforme aussi avec l'arrivée de personnes dont les motivations sont souvent innocentes, voire par les effets pervers de politiques qui visaient à revaloriser des secteurs négligés, mais qui entraînent finalement une surenchère immobilière.

    Le logement ne devrait-il pas être vu comme un bien essentiel, plutôt que comme un domaine d'investissement quelconque ? Chose certaine, si on veut renverser la tendance et éviter que les quartiers de Montréal, de Québec et de bien d'autres villes ne deviennent inabordables, il faut définir le phénomène de la gentrification, raconter son histoire, et donner la parole aux gens qui le subissent. Gentriville le fait brillamment.

    En savoir plus [+]
  • La nation qui n'allait pas de soi traverse l'histoire du Québec, de la Conquête à nos jours, s'attachant à montrer, notamment sous la plume de ses grands historiens, politiciens et intellectuels, la présence et l'influence de ce que l'auteur appelle la mythologie politique de la vulnérabilité.

    Une thèse centrale du livre est en effet que la perspective de sa propre disparition a été un élément moteur de l'action politique qui a permis à la nation québécoise de s'affirmer et de perdurer. À l'inverse, le fait de considérer, sociologiquement, linguistiquement et, bien entendu, politiquement, la nation québécoise comme un acquis ferait émerger un risque existentiel inédit. Or l'auteur repère dans l'histoire récente du Québec les marques de cette assurance qu'aucun fait objectif ne vient étayer, bien au contraire.

    En savoir plus [+]
  • La nation qui n'allait pas de soi traverse l'histoire du Québec, de la Conquête à nos jours, s'attachant à montrer, notamment sous la plume de ses grands historiens, politiciens et intellectuels, la présence et l'influence de ce que l'auteur appelle la mythologie politique de la vulnérabilité.

    Une thèse centrale du livre est en effet que la perspective de sa propre disparition a été un élément moteur de l'action politique qui a permis à la nation québécoise de s'affirmer et de perdurer. À l'inverse, le fait de considérer, sociologiquement, linguistiquement et, bien entendu, politiquement, la nation québécoise comme un acquis ferait émerger un risque existentiel inédit. Or l'auteur repère dans l'histoire récente du Québec les marques de cette assurance qu'aucun fait objectif ne vient étayer, bien au contraire.

    En savoir plus [+]
  • — J'ai le goût de t'acheter quelque chose ! Je peux t'acheter quelque chose ?
    Il sautillait littéralement, me devançant sur le trottoir comme pour évacuer un trop-plein d'énergie.
    — De quoi tu parles ?
    — Tu voudrais quoi, Émilie ?
    — Je veux rien.
    — Un café ? Un nouveau manteau ?
    Il revenait vers moi pour me prendre par les épaules, puis se remettait à faire des bonds en énumérant toutes les choses qu'il pourrait m'acheter.
    Il jubilait. Moi, je me sentais… C'était quoi, donc, ce sentiment ? C'était flou, comme l'embryon d'une émotion. Peut-être l'humiliation.

    En savoir plus [+]
  • — J'ai le goût de t'acheter quelque chose ! Je peux t'acheter quelque chose ?
    Il sautillait littéralement, me devançant sur le trottoir comme pour évacuer un trop-plein d'énergie.
    — De quoi tu parles ?
    — Tu voudrais quoi, Émilie ?
    — Je veux rien.
    — Un café ? Un nouveau manteau ?
    Il revenait vers moi pour me prendre par les épaules, puis se remettait à faire des bonds en énumérant toutes les choses qu'il pourrait m'acheter.
    Il jubilait. Moi, je me sentais… C'était quoi, donc, ce sentiment ? C'était flou, comme l'embryon d'une émotion. Peut-être l'humiliation.

    En savoir plus [+]
Previous  Page 1 2 3 4