Pauline Gill

Pauline

Gill

 

Entretiens


Les Fils de la cordonnière
Le Testament de la cordonnière



Les Fils de la cordonnière

Q   En quelques mots, comment résumeriez-vous votre roman?
P.G.: C'est l'histoire des fils de Victoire Du Sault, co-bâtisseurs de la ville de Maisonneuve. Une histoire tissée d'intrigues et de dénouements imprévisibles. Leur vie publique, très engagée, colle à la réalité de la période 1908-1918 au Québec. Elle fait écho aux pouvoirs dominants du clergé catholique et de la bourgeoisie anglaise sur une société canadienne-française qui veut s'affirmer. Leur vie privée, racontée en partie d'après des faits connus, nous révèle des destins peu communs. Les fils de la cordonnière constituent le premier ouvrage qui s'inspire de la vie d'Oscar, manufacturier de chaussures prospère, et de Marius Dufresne, ingénieur-architecte-géomètre qui a tracé plus de trois cents plans dont celui des édifices les plus prestigieux de Maisonneuve : le bain public, le marché de Maisonneuve, l'hôtel de ville, la caserne de pompiers, le château Dufresne. C'est son entreprise de construction, la Dufresne Ingineering Company, qui a été chargée de l'érection des piliers de ciment du pont Jacques-Cartier, du pont de Sainte-Rose et du pont Papineau, ainsi que de nombreux viaducs. Avant-gardistes comme leur mère, Oscar et Marius Dufresne ont rapporté de leurs voyages en Europe, en Afrique et au Maroc des idées qui les ont inspirés dans toutes leurs réalisations. Leur résidence, à l'angle de la rue Sherbrooke et du boulevard Pie-IX, en témoigne. À la fois visionnaires, mécènes et philanthropes, ils ont laissé derrière eux un héritage digne d'honneurs et de reconnaissance.

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Q   Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire ce roman et à le publier?
P.G.: Dans un premier temps, la volonté de sortir de l'anonymat une famille canadienne-française représentative de la bourgeoisie francophone d'alors. Dans un deuxième temps, mon désir de faire connaître notre histoire par le biais de romans historiques. Cette fois, je mets en relief certains événements qui se sont produits au début du XXe siècle au Québec et j'agrémente ce tableau de belles histoires, les unes réelles, les autres fictives mais vraisemblables. L'amour, la fidélité, la trahison, les périls, les intrigues, les ambitions, les victoires s'enchaînent et donnent aux personnages leur vraie mesure.

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Le Testament de la cordonnière

Q   Comment vous définissez-vous comme écrivaine?
P.G.: Écrivaine passionnée et engagée, la hâte d’écrire me fait bondir de mon lit vers mon ordinateur, très tôt le matin et m’y assoit pour un total d’environ dix ou douze heures réparties en quatre blocs. La discipline vient d’elle-même.
Il m’est difficile de passer plus de trois ou quatre jours sans exécuter une tâche connexe à l’écriture. Lorsque j’écris, j’ai l’impression d’entrer dans une bulle de confort comparable à celle du fœtus dans son habitat utérin. Cet univers m’apporte la sérénité, la joie de vivre et un grand contentement en dépit des difficultés que j’éprouve parfois à trouver l’expression ou le mot qui reflètent le mieux ma pensée ou mes sentiments.
Pour moi, l’écriture est un ajout aux années qu’il me sera donné de vivre. Une sorte de percée dans l’éternité. Un pied de nez à la temporalité. Elle est aussi l’éclatement des limites de mon intellect, de ma créativité et de ma capacité de communiquer, au-delà du temps et de l’espace.
L’écriture est, pour moi, ce pouvoir magique d’être à la fois soi et quelqu’un d’autre. Mes personnages me donnent accès à un univers autrement inaccessible en me transportant dans un continent de mon choix, à une époque de mon choix et dans la peau d’un personnage que je crée ou que l’histoire me prête.
L’écriture c’est la clé qui me permet de pénétrer dans l’intimité des êtres sans les offenser.
L’écriture c’est le plaisir de découvrir pour ensuite révéler.
Écrire c’est s’immuniser contre le mal de vivre une existence où les balises du pouvoir, du temps et de l’espace se resserrent autour de soi.

Voilà pourquoi il m’est essentiel de publier mes écrits.


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Q   Quelles sont vos grandes passions?
P.G.:Outre pour l’écriture, je suis passionnée de musique, de spectacles de danse, de décoration et de bricolage.
La musique et les spectacles de danse ont sur moi un effet magique comparable à celui de l’écriture : ils me transportent dans un univers où je perds contact avec ma réalité spatiale et temporelle. Il m’arrive souvent d’être captée par un danseur ou un musicien et de l’habiter jusqu’à la fin de la prestation.
La décoration et le bricolage, tant avec des tissus que d’autres matériaux comme le bois me fascinent par ce pouvoir qui m’est donné de créer, d’embellir, de reconstruire...

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Q   En quoi cette publication, Le Testament de la Cordonnière, se différencie-t-elle de vos précédentes?
P.G.:Ma dernière publication s’inscrit dans un processus de continuité, en tant que troisième tome d’une saga historique.
Elle se différencie des précédentes:
  • elle se déroule au XXe siècle
  • elle sort des limites territoriales du Québec: voyages aux États-Unis, en Europe et en Afrique du Nord
  • elle évolue dans un milieu urbain en relation avec la bourgeoisie montréalaise à l’aube de la révolution industrielle

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Q   En cours d'écriture, pensez-vous à votre futur lecteur?
P.G.:La préoccupation de mon lecteur ne vient pas lors du premier jet mais elle s'impose au cours des relectures et du peaufinage.

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Q   L'Internet est-il indispensable dans votre vie? Avez-vous un site Internet où les lecteurs peuvent vous écrire?
P.G.:L’Internet m’est devenu indispensable pour la recherche et la communication avec mon public lecteur. J’ai une adresse et un site.

Adresse: Pauline Gill
Site: http://felix.cyberscol.qc.ca/lq



 
 
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