
 Jean Fontaine
Jean Fontaine, né à
Rouyn-Noranda en 1958, est
professeur de cinéma et
caméraman. |
LES LIÈVRES DE SAINT-GIRON

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«J'aime cet endroit, dit le bedeau. J'y passe de longues
heures tous les jours, peu importe la saison. Je
regarde le va-et-vient dans le village. C'est instructif,
vous savez! Tout à l'heure, mademoiselle, vous avez fait
la remarque amusante que d'ici les gens paraissent
minuscules... Comme des fourmis, vous avez dit... Si
vous voulez mon avis, c'est de cette façon qu'il convient
des les observer, les gens. De trop près, à leur niveau,
on perçoit mal les déplacements, les départs, les
arrivées, les associations, bref, l'évolution de
l'ensemble. Du sommet de mon clocher, j'ai le privilège
d'étudier le village à l'aide d'un microscope géant.
Saint-Giron est un organisme vivant très complexe,
vous savez! Je peux suivre l'évolution de tous les
détails de son tissu cellulaire: la présence de
bactéries, la reproduction, la dégénérescence aussi.
Vivre, c'est attendre! Remplir son programme en
attendant le dénouement! Ne croyez-vous pas,
mademoiselle, qu'on attend toujours quelque chose,
quelqu'un, une promotion, un chèque, un formulaire....
la mort?»
Saint-Giron, petit village de la vallée de la Matapédia,
tout le monde attend quelque chose ou quelqu'un.
Entre-temps, on s'occupe, et souvent fort joyeusement.
Amusé, sensible et lucide, l'oeil du conteur circule
d'une scène à l'autre, et à travers séparations et
rencontres, l'ensemble qui se construit devant nous
nous entraîne dans une fête comme on en a rarement
vu dans le roman québécois de ces dernières années. |
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La nuit des perséides écarte la vision traditionnelle d'un
Québec agricole et clérical et relate la difficile
naissance d'un société ouvrière et industrielle.
Vers la fin du siècle dernier la Price Brother's and
Company fit construire une importante scierie à l'anse
St-Étienne, sur le Saguenay. Elle y ajouta un quai, des
maison, une école, une église..... Dans ce milieu clos,
un nouvelle société - faites d'ouvriers et de cols blancs,
de Français et d'Anglais, de catholiques et de
protestants - prit forme et se développa selon ses
propres rapports de force.
C'est dans ce village que Laura Simard, fille d'ouvrier, et
Brian Caldwell, fils d'un dirigeant de la Price,
entameront un dialogue à la fois fragile et tumultueux
avant de se heurter aux limites de leur monde respectif
et de déclencher un lutte de pouvoir qui, dans une
implacable escalade, mènera au drame. |
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LA NUIT DES PERSÉIDES

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 Jean-Alain Tremblay
Jean-Alain Tremblay, est né
à Alma, Lac-Saint-Jean, en
1952, il a grandi à l'ombre de la
Price Brother's and Company.
Son travail dans le
développement au sein de la
fonction public fédérale lui a
permis de suivre de près
l'évolution de son milieu. | |


 Raymond Baudet
Aprèa avoir terminé une
maîtrise en philosophie, on
retrouve successivement
Raymond Baudet, désireux
de se confronter au réel,
dans une école, un syndicat,
un cabinet ministériel et une
ferme. Sa passion: écrire.
Nouvelles, pièces de théatre,
et maintemant un roman. Il
se définit volontiers comme
chercheur de vérité. |
PASSEPORT POUR LA LIBERTÉ

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Supposons un instant que vous soyez sous-ministre
adjoint au ministère de l'Éducation; que vous meniez
une brillante vie mondaine; que vous courtisiez avec
succès les plus belles femmes de la société; que vous
rouliez en BMW; et que, comble de malheur, vous
ayez hérité d'un oncle fortuné... La vie rêvée? C'est
possible. Pourtant François Auclair, un jour, décide de
tout planquer.
Qu'auriez-vous fait à sa place? Vous auriez acheté une
moto, bien sûr. Et une magnifique érablière dans le
rang Beaurivage, près de Saint-Sylvestre.
Mais si vous appreniez par la suite que la terre que
vous venez d'acquérir se nomme «la terre du pendu»?
Et si vous découvriez par hasard que cette terre
renferme un secret; un secret si important, en fait, que
des hommes n'hésitent pas à vous tirer dessus pour
vous le dérober? Que feriez-vous? Vous feriez comme
François Auclair: vous mettriez en marche votre
magnétophone et vous raconteriez votre histoire. |
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Au début du siècle, Joseph, qui est tour à tour
bûcheron, exploitant d'une terre à bois, agriculteur puis
propriétaire d'une scierie, s'efforce de faire mentir le
dicton selon lequel l'argent ne pousse pas dans les
arbres.
Avare, il ne l'est pas seulement de son argent, mais
aussi de son affection, et les dix-neuf enfants issus de
ses deux mariages auront à subir sa tyrannie.
Les Héritiers nous raconte l'histoire de cet homme,
père de famille autoritaire, rigoureux, assoiffé de petits
gains, mais capable de s'attendrir, de frissonner et de
rire à l'occasion.
De la Beauce à Beauport, en passant par le
Témiscouata et le lac Mégantic, l'auteur plonge au
coeur du drame qui hante une famille du Québec
d'autrefois en même temps qu'elle ressuscite un
monde et une époque à jamais disparus.
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LES HÉRITIERS

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 Louise Doyon
Née en 1943, Louise Doyon fait
ses études universitaires à
Montréal. Diplômée en enfance
inadaptée, l'auteur enseigne
depuis plus de vingt ans. Elle
signe ici un roman étonnant. | |
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